BERGSON Henri
BERGSON Henri (1859-1941). Philosophe idéaliste français, mystique, ennemi du socialisme, de la démocratie et de la conception matérialiste, scientifique du monde. Un des philosophes les plus influents de la bourgeoisie impérialiste. L'idéalisme de Bergson est une expression frappante du tournant vers l'irrationalisme, qui caractérise la philosophie idéaliste à l'époque contemporaine et signifie le rejet total de la connaissance rationnelle, logique, la rupture déclarée avec la science. La philosophie de Bergson voudrait discréditer, dénigrer la connaissance scientifique, les lois de la science et la pensée logique et rationnelle. Selon Bergson la vérité serait inaccessible à la connaissance scientifique et la pensée logique incapable de pénétrer la réalité. La science n'aurait qu'une valeur pratique, mais serait impuissante à découvrir la vérité. A la connaissance rationnelle, logique, Bergson oppose la faculté mystique d'une révélation intuitive, immédiate. L'intuition bergsonienne ouvre largement les portes au mysticisme et à l'obscurantisme. Contre la conception scientifique, matérialiste de la nature, Bergson avance sa métaphysique spiritualiste et sa notion de « durée ». Il déclare que la « durée pure », immatérielle, est le principe premier de tout ce qui existe. La matière, le temps, le mouvement ne représenteraient que des formes différentes de la « durée ». En somme, la « durée » bergsonienne n'est qu'un nouveau vocable pour désigner l'ancienne notion d'« esprit », fondement de tout idéalisme et mysticisme. En ce qui concerne la conception de la vie, Bergson s'en tient au vitalisme (V.), hostile à la science biologique. Il substitue à la conception scientifique de l'évolution organique la théorie mystique de l' « évolution créatrice » qui a pour base l'« élan vital ». Cette conception antiscientifique conduit Bergson à l'idée de Dieu, force motrice de l'univers. Le grand savant russe Timiriazev (V.) appelle Bergson un « métaphysicien de la plus belle eau » dont le rêve était de reculer de « 300 ans en arrière, de l'expérience à l'intuition, de la physiologie au vitalisme ».
La sociologie réactionnaire de Bergson justifie l'exploitation et l'agression militaire. Elle présente la domination et la soumission de classe comme l'état « naturel » de la société, tandis que la démocratie basée sur les principes de liberté et d'égalité serait « antinaturelle ». Les guerres seraient la conséquence d'une « loi de la nature » inéluctable. De nos jours, les idéologues réactionnaires et les cléricaux utilisent largement la philosophie de Bergson. Elle est à la base de la philosophie catholique du « modernisme » (E. Le Roy et autres). Les chefs du fascisme italien s'appuyaient sur la philosophie de Bergson.
Définition tirée du Petit dictionnaire philosophique.
Bulletins et journaux
« Chantiers », mars 2010 (NOUVEAU)
Journal du RCC
Fiers d'être communistes, octobre 2009
Communistes de Venissieux.
Bulletin local du PCF