La Chine contemporaine
Mise à jour le Vendredi, 19 Mars 2010 13:35 Écrit par Camélinat Dimanche, 07 Mars 2010 19:46

J'ai été amené à numériser un texte de Wang Hui (??) que l'on peut trouver dans L'Idée du communisme publié actuellement par Badiou et Zizek (recueil des conférences faites à Londres en 2009). J'en profite donc pour le partager avec les lecteurs du site. Wang Hui est professeur de littérature chinoise à l'université Tsinghua de Pékin. Il a participé aux manifestations de Tienanmen.
La politique intellectuelle dans la Chine contemporaine
Je ferai remarquer au passage que Wang ne s'est pas beaucoup enquiquiné à l'occasion de la conférence de Londres, vu qu'il avait prononcé sensiblement le même discours en 2007 à l'occasion des rencontres internationales de Genèves. Comparez plutôt le passage suivant avec "Redéfinir le néolibéralisme dans le contexte chinois" :
La redéfinition du néolibéralisme dans le contexte chinois.
Dans ma première partie, j'ai montré que les oppositions binaires de la théorie néolibérale sont simplistes dans le contexte chinois. Je voudrais maintenant clarifier deux points qui ont été abordés lors de discussions, en Chine et ailleurs, sur des problèmes connexes. Le premier concerne l'usage du concept de néolibéralisme dans le contexte chinois. Le second point concerne la distinction entre les intellectuels critiques et les néolibéraux dans le débat. Une fois ces questions clarifiées, je pourrai revenir sur la question des possibles orientations à venir de la politique chinoise
J'encourage à acheter l'ouvrage en question (environ 20 euros), qui a le mérite de présenter les points de vue très hétéroclites d'éminents intellectuels contemporains (Badiou, Negri, Zizek, Rancière, etc.), quelles que soient les critiques que l'on puisse adresser à chacun d'eux. Je retiens notamment le texte de Bruno Bosteels qui explique, que Badiou est un gauchiste, c'est à dire quelqu'un qui opère une "purification de l'idée marxiste centrale de la contradiction". Je vous en donne un extrait plus large :
Ainsi, à la fin de ce rapide examen de la lutte entre le communisme de gauche et l'a b c du marxisme, tout semble indiquer que, dans une époque marquée par la crise mondiale du parlementarisme capitaliste et de la forme-parti de la politique en général, tout ce qu'il reste est l'énergie illimitée, spontanée et affirmative du «pur» communisme, c'est-àdire le gauchisme, purgé de tous ces liens historiquement compromettant qu'invoquaient autrefois les noms désormais infâmes de Marx, Lénine, Staline ou Mao. Badiou, par exemple, aussi tardivement que dans sa Théorie du sujet en 1982 incluait encore le communisme dans ce qu'il appelait, dans une allusion malicieuse à l'un des séminaires de Lacan, les « quatre concepts fondamentaux du marxisme», avec la lutte des classes, la dictature du prolétariat, et la révolution. Mais que se produit-il alors lorsque parmi ces quatre idées fondamentales, n'est retenue que celle du communisme - qui plus est élevée au statut d'une Idée kantienne ou platonicienne? Pouvons-nous encore légitimement associer une telle «Idée» du communisme à l'histoire et à la théorie du marxisme comme stratégie politique?
Plus généralement, si nous considérons comme terminée ou saturée la séquence dans laquelle la politique pouvait être historiquement renvoyée au marxisme, que pouvons-nous faire des récents appels de Badiou à la séparation complète de l'hypothèse communiste à la fois de la forme-parti de la Politique et de la figure de l'État?
Bulletins et journaux
« Chantiers », mars 2010 (NOUVEAU)
Journal du RCC
Fiers d'être communistes, octobre 2009
Communistes de Venissieux.
Bulletin local du PCF
Commentaires
bon comme je ne parle pas chinois ni le lis je ne peux pas en dire plus. il est pourtant patent que dans la traduction de ce texte, le niveau de français n'est pas optimal, ce qui en général est très mauvais signe quant à la qualité d'une traduction...
Cela dit j'ai été très intéressé par le texte car j'aime lire des articles écrits par des Chinois sur leur propre pays, et sur la façon dont ils ressentent la vision qu'ont les occidentaux - c'est un peu réducteur comme terme mais bon - sur leur culture, leur économie et leur mode de vie.
S’abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.